Contrôle technique : la réglementation des pneus

Garagiste qui réalise le contrôle technique d'une voiture en vérifiant ses pneus

Depuis le 20 mai 2018, le contrôle technique a été revu et se montre plus sévère avec les conducteurs : les points de contrôle sont ainsi passés de 123 à 133, là où le nombre de défaillances a été augmenté jusqu’à 610, contre 410 auparavant.

Ces défaillances sont réparties en trois niveaux : mineures, majeures et critiques. Pour bien préparer votre contrôle technique et éviter la contre-visite obligatoire en cas de défaillances majeures ou critiques, nous vous dévoilons la réglementation relative à l’état de vos pneumatiques !

Que vérifie-t-on sur les pneus lors d’un contrôle technique ?

En termes de sécurité de conduite, vos pneus sont essentiels : c’est tout de même eux qui soutiennent votre véhicule ! Trop gonflés ou pas assez, et les voilà dangereux, de même s’ils sont à la mauvaise taille, mal alignés, abimés… Une véritable foule de problème pourrait se poser quant à l’état de vos pneus et de ce fait, rendre votre voiture bien peu sûre.

C’est pourquoi, lors des vérifications du contrôle technique, 16 points de défaillance des pneumatiques peuvent être relevés :

Défaillances mineures des pneus

  • Frottement ou risque de frottement contre un dispositif antiprojection
  • Usure anormale
  • Pneus sous-gonflés
  • Pneus surgonflés ou vérification de la pression impossible

Défaillances majeures de vos pneumatiques

  • La taille ou la catégorie des pneus ne correspondent pas aux exigences du véhicule
  • Les pneus d’un même essieu ne sont pas de la même taille ou du même type
  • La structure des pneus n’est pas la même
  • Les pneus sont très fortement abimés ou entaillés
  • L’indicateur d’usure des sculptures est atteint
  • Frottement ou risque de frottement contre un élément rigide, comme l’aile
  • Les pneus ont été retaillés de manière non conforme
  • Le système de contrôle automatique de la pression des pneus ne fonctionne plus

Défaillances critiques des pneus

  • La corde des pneumatiques est visible ou abimée
  • Les sculptures des pneus sont trop ou pas assez profondes
  • Les pneus ont été retaillés de manière non conforme et la couche de protection de la corde a été endommagée
  • La capacité de charge du pneu ou son indice ne sont pas en accord avec l’utilisation réelle du véhicule

Il est donc essentiel que vous preniez soin de vos pneus de marque Michelin dès qu’ils sont installés, afin d’éviter, bien des mois plus tard, des soucis lors du contrôle technique !

Tableau récapitulatif des différents types de défaillances lors du contrôle technique automobile

Source : apres-vente-auto.com

Comment éviter de faire une contre-visite à cause des pneus ?

La contre-visite, c’est l’angoisse de la plupart des conducteurs… Elle implique en effet d’entreprendre de coûteuses réparations, de reprendre un rendez-vous rapidement – dans les deux mois – et de repayer un contrôle !

Bien entendu, en cas de défaillance majeure ou critique, c’est votre sécurité et celle des occupants de votre véhicule qui est en jeu, il ne faut donc pas hésiter à vite changer vos pneus défaillants pour de nouveaux pneus pas chers si cela est nécessaire. Mais le mieux reste tout de même de surveiller régulièrement l’état des pneus, pour son propre bien-être et celui de son porte-monnaie !

Surveillez donc ces trois points en priorité :

  • Les témoins d’usure des pneus
  • La pression des pneus
  • Le modèle et l’état des pneus d’un même essieu

De manière générale, prenez également garde à ce qu’il n’y ait aucune fissure ou crevasse sur vos pneus. Evitez aussi d’installer des pneus dont les indices de charge et de vitesse ne sont pas conformes à ce que conseille le constructeur.

Un peu d’attention et un entretien régulier devraient suffire à vous assurer du bon déroulé de votre contrôle technique !

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